Présentation

Présentation

Le programme RECOS vise à améliorer les performances des patients dans un ou plusieurs domaines cognitifs, selon les résultats aux tests de l’évaluation neuropsychologique, grâce à des modules d’entraînement spécifiques. Chacune des fonctions cognitives traitées par le programme joue un rôle important dans la vie quotidienne du patient en termes d’autonomie et de qualité de vie.

Troubles cognitifs et schizophrénie

Les fonctions cognitives renvoient à la manière dont l’être humain acquiert des connaissances. Les troubles cognitifs ont donc une implication importante dans la vie quotidienne puisqu’ils touchent les fonctions qui nous permettent de penser, d’apprendre, de communiquer et d’agir de manière adaptée, aussi bien dans notre vie sociale que dans notre vie professionnelle.

Bien que les troubles cognitifs aient été considérés comme un problème central de la schizophrénie dès la fin du 19ème siècle, la découverte des neuroleptiques (moitié du 20ème siècle) a contribué à les reléguer au second plan. Un nombre croissant d’études montre aujourd’hui que les troubles cognitifs constituent cependant une des caractéristiques principales de la schizophrénie.

Pendant longtemps, les perturbations du fonctionnement intellectuel – qui se retrouvent chez 80% des patients souffrant de schizophrénie – furent attribuées à une baisse de motivation, à la désorganisation de la pensée et au rôle perturbateur des symptômes cliniques (idées délirantes, hallucinations). En réalité, les performances cognitives sont souvent altérées avant même l’apparition des premières manifestations psychotiques. De plus, les troubles cognitifs sont constamment présents, et ce quel que soit l’état du patient. Ils ne sont donc ni une conséquence de la maladie, ni une conséquence des traitements médicamenteux.

Qu’est-ce que la remédiation cognitive ?

L’objectif de la remédiation cognitive vise à améliorer les compétences cognitives (mémoire, attention, raisonnement,…) et donc à favoriser une meilleure autonomie des patients.

La remédiation cognitive a été utilisée avec succès auprès des patients souffrant de lésions cérébrales. Au cours de ces dernières années, les thérapies de remédiation cognitive ont également montré leur efficacité dans la prise en charge de patients souffrant d’une schizophrénie ou d’un trouble associé.

La remédiation cognitive utilisée chez les patients schizophrènes repose sur les principes de plasticité cérébrale et d’auto-régulation :
la plasticité cérébrale traduit l’idée que les branchements entre neurones peuvent être remodelés par l’expérience. Sur le plan cognitif, cela signifie qu’un entraînement régulier permettra l’acquisition ou le développement de nouvelles compétences.
l’auto-régulation des capacités d’apprentissage signifie que l’acquisition de nouvelles compétences ne repose pas seulement sur un entraînement régulier, mais aussi sur notre capacité à identifier et mettre en œuvre des moyens et stratégies pour acquérir ces nouvelles compétences.

La remédiation cognitive, telle que nous l’envisageons dans la thérapie RECOS, vise donc à ce que chaque participant acquière :
– de nouvelles compétences cognitives, dans les domaines de la mémoire, de l’attention et des fonctions exécutives;
– de nouvelles compétences métacognitives lui permettant de mieux s’adapter aux multiples situations de la vie quotidienne (notamment dans le travail).

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